09 novembre 2009

RDCONGO: Expropriation des terres paysannes et violations massives des droits humains dans le groupement d’Itara/Luvungi à Uvira

République Démocratique du Congo
Parlementaires Nationaux et Notables originaires du Territoire d’Uvira
C/O Palais du Peuple/KINSHASA- LINGWALA.

Transmis copie pour information à :

- Son Excellence Monsieur le Président de la République et Chef de l’Etat
(avec nos hommages les plus défférents) ;
- Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
- Son Excellence Monsieur le Président du Sénat ;
- Son Excellence Monsieur le Premier Ministre et Chef du Gouvernement ;
- Monsieur le Procureur Général de la République ;
(Tous à Kinshasa)
- Son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu ;
- Son Ex cellence Monsieur le Gouverneur de la Province du Sud-Kivu ;
- Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bukavu ;
(Tous à Bukavu)
- Monsieur l’Administrateur du Territoire d’Uvira ;
- Monsieur le Procureur près le Parquet de Grande Instance d’Uvira ;
- Monsieur le Chef de Collectivité Chefferie des Bafuliiru ;
- Monsieur le Chef de Groupement d’Itara/Luvungi ;
(Tous à Uvira)

A Leurs Excellences Messieurs les Ministres :
- Des Affaires Foncières ;
- De l’Intérieur et Sécurité ;
- Des Droits Humains ;
- De la Justice et Garde des Sceaux ;
(TOUS A KINSHASA/GOMBE)

Concerne : Expropriation des terres paysannes et violations massives des droits humains dans le groupement d’Itara/Luvungi
en Territoire d’Uvira au Sud-Kivu

Leurs Excellences,

Honneur nous échoit de vous tenir copies de quelques unes des correspondances nous transmises par les populations de Katogota, de Luvungi, de Lubarika, de Kanigo,… toutes couches sociales confondues.

Toutes ces correspondances relayées par ailleurs, par la Coordination « BARAZA des Vira-Fuliiru » d’Uvira (1) et par celle des Etudiants de Luvungi à Bukavu (2), expriment mieux le climat de malaise profond, doublé d’un sentiment de désespoir qui de plus en plus s’enracinent dans le cœur de tout un chacun.

En effet, Excellences Messieurs les Ministres, à l’origine de ce climat qui met en mal la Paix dans cette partie de la République, il y a le conflit des terres né de suite du dérapage caractérisé dans la gestion des terres communautaires par les autorités coutumières de la place qui, sans froid aux yeux, se livrent sans complaisance à monnayer et à spolier les terres ancestrales, sources uniques du revenu des paysans.

Permettez-nous, Excellences Messieurs les Ministres, de signaler ici, que dans ce groupement de Luvungi/Itara, considéré à juste titre comme étant le grenier du Territoire d’Uvira, plus de 85% de ses terres ont été vendues à moins de 4 hommes d’affaires nantis qui, au lieu de les exploiter rationnellement, les immobilisent plutôt.
Certains d’entre ces acquéreurs, pour rentabiliser leurs nouvelles concessions, y instaurent un régime de métayage, mieux de servitude se rapprochant aux anciennes pratiques décriées du Moyen Age européen.
Ainsi par exemple, à chaque début d’une saison culturale, le paysan d’Itara/Luvungi doit obligatoirement non seulement payer les frais de location pour le lopin des terres qu’il envisage cultiver pour subvenir aux besoins primaires de sa famille, mais aussi et surtout doit consentir de sacrifier certaines de ses journées de travail, dites Salongo, en faveur du « Seigneur expropriateur ».
La hauteur des frais de location et autres obligations d’allégeance envers le « nouveau maître » sont fonction de l’étendue sollicitée par notre compatriote rendu « vassal » sur la terre de ses ancêtres.

Et comme si toutes ces supplices de corviabilité ne suffisaient pas, ces seigneurs du 21e siècle, forts de leurs titres de propriété obtenus, par ailleurs, en violation des dispositions réglementaires en la matière, ne lésinent pas sur leurs moyens pour s’allier, mieux détourner les services publics de l’Etat (armée, police, pouvoir coutumier et judiciaire, etc.) pour traquer la pauvre population sans défense aux fins de la contraindre à pouvoir céder ses droits légaux sur les terres héritées de leurs aïeux : mandats intempestifs d’arrêt, ou d’amener selon le cas, tortures physiques, arrestations arbitraires, perquisitions nocturnes, pillages et destructions méchantes des récoltes et des champs avec interdiction formelle aux paysans d’y accéder. Cas par exemple de la note de la Sénatrice Shenila en annexe 3.

Les victimes de toutes ces pratiques éhontées se comptent en milliers. Le cas cruel en est celui de Madame RODA, épouse du pasteur KIBODODO de Katogota, tuée à bout portant en pleine activité dans son champs par des éléments bien identifiés des FARDC/Luvungi convoyés par le Chef de groupement Mr MBABARO OMBENI commis Gérant de la fameuse « concession SHENILA ».

La pauvre dame est morte sur le champ, laissant derrière elle des orphelins, privés brutalement de l’affection de leur mère par la volonté cynique des autorités régulièrement investies pour sa protection et celle de ses biens. Quelle aberration ?

Ironie du sort : A l’instar de tant d’autres exactions commises sur ces compatriotes congolais, le meurtre de Madame RODA est aussi resté impuni et passé sous silence. Tout s’est passé comme s’il s’est agi de la mort d’une bête sans maître, abattue par un quidam : aucune enquête sur les faits n’a été diligentée.

Au jour d’aujourd’hui, les animateurs des structures locales de la Société Civile tout comme ceux des Comités locaux des agriculteurs qui osent dénoncer les faits ci-haut décriés, font l’objet des mandats d’arrêt tandis que d’autres croupissent dans des cachots attendant leur condamnation par les instances judiciaires d’Uvira.

Voila pourquoi, Excellences Messieurs les Ministres, et ce en notre qualité d’Elus Nationaux et Notables originaires d’Uvira, émus par ces cris de détresse diversement exprimés, avons résolu de vous approcher aux fins de vous indiquer des pistes des solutions durables à cette situation traumatisante qui n’a que trop duré et qui de plus en plus, est entrain de prendre des allures trop inquiétantes aux conséquences socio-politiques et sécuritaires imprévisibles, sûrement fâcheuses.


Fait à Kinshasa, le 08 juin 2009
Les Parlementaires Nationaux et Notables originaires du Territoire d’UviraKanyegere Lwaboshi
Bitakwira Bihona Hayi Bashomberwa MartheKwigwasa

25 octobre 2009

RDCONGO: Treize ans après la mort de Mgr Christophe Munzihirwa, Archevêque de Bukavu


Bukavu (Agence Fides) – Le 29 octobre a lieu le 13e anniversaire du meurtre de Son Exc. Mgr Christophe Munzihirwa, alors Archevêque de Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Mgr Munzihirwa avait attiré l’attention internationale face à la tragédie des réfugiés venant du proche Rwanda qui s’étaient déversés dans l’Est du Congo (encore appelé Zaïre à cette époque). Pendant deux ans, en1995-1996, Mgr Munzihirwa a lancé plusieurs appels pour proposer un chemin de paix pour la région des Grands Lacs.Il a attiré l’attention du monde entier sur la tragédie en cours causée par le débarquement désordonné des réfugiés à l’Est du pays déjà surpeuplé. Il proposait une solution digne et conforme au droit international. Il a été tué le 29 octobre 1996 par des militaires de l’AFDL alors qu’il rentrait dans la cathédrale après avoir passé toute la journée à réconforter les réfugiés et les victimes de la violence.

L'homme le plus poilu du monde


L’homme qui fut le plus poilu du monde s’appelle Yu Zhenhuan, il est chinois. Il figure dans le Guinness des records car près de 96% de son corps est recouvert de poils. Chanteur, il souhaite aujourd’hui se faire épiler au laser de façon définitive.


24 octobre 2009

RDCONGO: Les garçons toujours plus privilégiés que les filles


Le taux de scolarité en RDC de 2000 à 2009 est de 9 filles sur 10 garçons à l’école primaire et 5 filles contre 10 garçons au secondaire. Ceci ressort du rapport national d’évaluation des progrès de l’éducation réalisé par le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP). Ce rapport a été présenté à la presse jeudi à Kinshasa, rapporte radiookapi.net

Le rapport national d’évaluation des progrès de l’éducation, financé par l’Organisation des Nations unies pour la science , l’éducation et le culture (Unesco), montre que la RDC devra fournir beaucoup d’effort. Car, selon l’Unesco, l’idéal est d’atteindre l’égalité du taux de scolarisation des garçons des filles.«Quand on regarde le taux net de scolarisation et le taux brut de scolarisation du Congo à cette date, le pays se situe à un niveau qui ne nous permettra pas d’arriver aux objectifs en 2015. Actuellement, On en est à 0,8 pour l’enseignement primaire et à 0,5 pour le secondaire, le niveau désiré étant de 1 », fait remarquer le chargé des programmes de l’éducation à l’Unicef, Pierre Gambembo.

Le rapport reprend donc qu’à l’état actuel, il y a donc plus de garçons inscrits à l’école que de filles. Pourtant, «l’idéal c’est d’arriver à 5 filles et 5 garçons pour 10 enfants dans une même salle de classe», réitère M. Gambembo. Toute fois, s’agissant de l’accès universel à l’enseignement primaire, des raisons d’ordre financier expliquent ce retard en RDC. « C’est pour ça que les partenaires sont en train de travailler pour arriver à l’abolution des frais scolaires », indiquera-t-ilAu forum de Dakar, rappelle-t-on, il était convenu qu’en 2015 tous les enfants doivent entrer à l’école primaire.

Par ailleurs, dans le registre de la parité, il y a des questions d’ordre culturel qui posent de sérieux problèmes dans les rapports homme - femme en RDC.
Source: radiookapi

21 septembre 2009

RDCONGO: Les Evêques catholiques accusent: "génocide silencieux en RDC"



Devant la menace qui pèse sur notre pays, la Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO, vient une fois de plus, d’élever la voix pour condamner le complot contre la RDC. Mais de dénoncer surtout un « génocide silencieux » face à des massacres contre les populations congolaises. Un véritable cri de détresse que les Evêques catholiques viennent de lancer. Cri de détresse doublé de protestation face à cette tragédie qui se déroule dans l’Est de la République démocratique du Congo.


Qui aurait intérêt devant un tel drame, s’interrogent les Evêques catholiques ? Avant de répondre à cette interrogation, ils relèvent que ce drame se passe sous l’œil indifférent ou passif, c’est selon, des troupes de maintien de la paix de l’Onu. Bien plus, nos propres gouvernants se montrent impuissants devant cette tragédie humaine.
Aussi, les Evêques condamnent-ils ces crimes contre l’humanité et appellent à la cessation immédiate des combats tout en spécifiant que le nerf de la guerre est l’exploitation illégale des ressources naturelles congolaise et la balkanisation de la RDC, sont causes principales de ce génocide. En attendant, ils font remarquer la RDC est inconsolable.
Encadré



La RD Congo pleure ses enfants, elle est inconsolable(cf. Mt2, 18)
Déclaration du Comité permanent des évêques sur la guerre dans l’Est et dans le Nord-Est de la RD Congo
1. Nous, Archevêques et Evêques, membres du Comité permanent de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, réunis à Kinshasa, en session extraordinaire du 10 au 13 novembre 2008, affligés et bouleversés par la tragédie humaine dans l’Est et dans le Nord-Est de la RD Congo, lançons un cri de détresse et de protestation. En effet, juste un mois vient de s’écouler depuis que notre Conférence Episcopale Nationale du Congo, par son Président, a fait une déclaration en rapport avec la reprise des hostilités dans l’Est et dans le Nord-Est de la RD Congo . Malgré nos appels pathétiques aussi bien à nos gouvernants qu’à la Communauté internationale, hélas ! la situation dans cette partie de notre pays n’a fait qu’empirer. Elle vient d’atteindre des proportions insupportables, très inquiétantes et susceptibles de déstabiliser toute la sous-région si on n’y prend garde. Oui, aujourd’hui, comme le dit l’Ecriture : une voix en RD Congo s’est fait entendre, des pleurs et une longue plainte ; c’est Goma, Kiwanja, Dungu…, c’est la nation tout entière qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus (cf. Mt 2, 18).



GENOCIDE SILENCIEUX ?



2. Un vrai drame humanitaire qui s’apparente à un génocide silencieux dans l’Est de la RD Congo se déroule sous les yeux de tous. Les massacres gratuits et à grande échelle des populations civiles, l’extermination ciblée des jeunes, les viols systématiques perpétrés comme arme de guerre : de nouveau une cruauté d’une exceptionnelle virulence est en train de se déchaîner contre les populations locales qui n’ont jamais exigé autre chose qu’une vie paisible et décente sur leurs terres. Qui aurait intérêt à un tel drame ?



3. Le plus regrettable, c’est que ces événements malheureux ont lieu sous l’œil impassible de ceux qui ont reçu le mandat de maintenir la paix et de protéger la population civile. Nos propres gouvernants se montrent impuissants devant l’ampleur de la situation, donnant l’impression de ne pas être à la hauteur des défis de la paix, de la défense de la population congolaise et de l’intégrité du territoire national. La classe politique tout entière ne semble pas prendre la mesure de sa responsabilité devant ce drame qui risque d’hypothéquer l’avenir de la nation.



RESSOURCES NATURELLES ET PLAN DE BALKANISATION : NERF DE LA GUERRE



4. Il est évident que les ressources naturelles de la RD Congo alimentent la convoitise de certaines puissances et ne sont pas étrangères à la violence que l’on impose à sa population. En effet, tous les conflits se déroulent dans les couloirs économiques et autour des puits miniers. Comment comprendre que les différents accords soient violés sans aune pression efficace pour contraindre les signataires à les respecter ? Les diverses conférences et réunions pour dénouer cette crise n’ont toujours pas abordé les questions de fond et n’ont fait que renvoyer et décevoir les attentes légitimes à la paix et à la justice de notre peuple. En outre, le plan de balkanisation que nous ne cessons de dénoncer est exécuté par des personnes relais. On a l’impression d’une grande complicité qui ne dit pas son nom. La grandeur de la RD Congo et ses nombreuses richesses ne doivent pas servir de prétexte pour en faire une jungle. Nous demandons au peuple congolais de ne jamais céder à toute velléité de balkanisation de son territoire national. Nous lui recommandons de ne jamais souscrire à une remise en question de ses frontières internationalement établies et reconnues depuis la conférence de Berlin et les accords ultérieurs.



CONDAMNATION



5. - Nous condamnons avec véhémence cette manière ignoble de considérer la guerre comme moyen pour résoudre les problèmes et accéder au pouvoir. L’ordre institutionnel issu des élections démocratiques dans notre pays doit être sauvegardé.
- Nous dénonçons tous les crimes commis sur des paisibles citoyens et désapprouvons de la manière la plus absolue toute agression du territoire national.
- Nous fustigeons le laxisme avec lequel la Communauté internationale traite le problème de l’agression dont notre pays est victime.



QUE DEMANDONS-NOUS ?



6. Nous demandons instamment la cessation des hostilités et la garantie des conditions de sécurité pour le retour des déplacés sur leurs terres.



7. De toute urgence, nous en appelons à la solidarité nationale et internationale pour un accroissement de l’aide humanitaire en faveur des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants entassés dans des camps.



8. Nous invitons toute la population congolaise à un sursaut national pour vivre en frères et sœurs, dans la solidarité et la cohésion nationale, afin que la RD Congo ne sombre pas dans la violence et les divisions.



9. Nous exhortons le Gouvernement congolais à mettre tout en œuvre pour rétablir la paix sur toute l’étendue du territoire national. C’est le devoir sacré de nos gouvernants d’exercer leurs fonctions régaliennes afin de protéger le peuple et de garantir la sécurité aux frontières. Nul n’ignore que l’absence d’une armée républicaine est préjudiciable à la paix dans le pays.



10. Nous demandons à la Communauté internationale de s’impliquer sincèrement pour faire respecter le droit international. Nous estimons impérieux l’envoi d’une force de pacification et de stabilisation pour rétablir notre pays dans ses droits. Tout le monde gagnera avec un Congo en paix plutôt qu’un Congo en guerre.



ENGAGEMENT DE L’EGLISE



11. Solidaire de la souffrance de son peuple, l’Eglise-famille de Dieu qui est en RD Congo s’engage à accompagner ses fils et ses filles meurtris pour les conduire sur le chemin de la réconciliation et de la paix. Elle exprime sa reconnaissance à Sa Sainteté le pape Benoît XVI pour son attention au drame de la RD Congo, ses appels répétés à tous pour une solution pacifique et pour l’aide financière qu’il vient d’apporter lui-même afin de soulager des populations déplacées.



12. Puisse le Seigneur, qui a veillé pendant des heures au jardin de Gethsémani et qui a ressenti comme faites à lui-même toutes les souffrances infligées et imposées aux membres de son corps (cf Mt 25, 31-46), veiller avec nous et nous soutenir devant ce drame que connaît notre pays.
Que la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la paix, obtienne la paix à notre chère patrie.



Fait à Kinshasa, le 13 novembre 2008




Le Potentiel

26 août 2009

Le clan Kennedy perd son dernier patriarche après la mort de Ted Kennedy à l'âge de 77 ans

Le clan Kennedy a perdu son dernier patriarche. Le sénateur démocrate du Massachusetts Ted Kennedy est mort mardi après avoir lutté un an durant contre une tumeur cérébrale, a annoncé sa famille dans un bref communiqué. Celui qu'on surnommait le "Lion du Sénat" ou encore "Oncle Ted" était âgé de 77 ans.
Né le 22 février 1932 et diplômé de Harvard comme Barack Obama, Edward Moore Kennedy était le neuvième et dernier enfant du banquier Joseph Kennedy et de son épouse Rose.
En hommage au sénateur, les drapeaux ont été mis en berne mercredi au Capitole, siège du Congrès à Washington, tandis que le président américain Barack Obama, plusieurs représentants démocrates et républicains ainsi que des dirigeants étrangers saluaient la mémoire de Ted Kennedy. Selon ses services au Sénat, il sera inhumé samedi au cimetière national d'Arlington, près de Washington, après une messe de funérailles à Boston, où sa dépouille sera exposée jeudi et vendredi au Musée et bibliothèque présidentielle John F. Kennedy.
Ted Kennedy reposera à Arlington près de ses frères, l'ancien président John F. Kennedy, assassiné en 1963, et l'ancien ministre de la Justice Robert F. Kennedy, assassiné en 1968.
Les Etats-Unis ont perdu "le plus grand sénateur de notre temps", a notamment estimé le président américain Barack Obama. Les idées du sénateur Kennedy, a-t-il expliqué, se sont traduites dans des "dizaines de lois" qui ont influencé des "dizaines de millions d'existences", offrant une "nouvelle dignité" aux personnes âgées, de "nouvelles perspectives" pour les familles, les enfants et "tous ceux qui rêvent à une Amérique plus égale et plus juste". Rendant hommage à un "grand dirigeant", Barack Obama a ordonné la mise en berne des drapeaux à la Maison Blanche et sur l'ensemble des bâtiments fédéraux.
"Nous avons perdu le centre irremplaçable de notre famille et la lumière joyeuse de nos vies; mais ses inspiration, optimisme et persévérance resteront à jamais dans nos coeurs", a de son côté déclaré la famille Kennedy dans son communiqué. "Nous remercions tous ceux qui lui ont apporté leur soutien au cours de l'année écoulée et tous ceux qui ont été présents à ses côtés depuis tant d'années dans sa quête inlassable de justice, d'équité et de chance pour tous".
Figure patriarcale du clan après les assassinats de ses frères John et Robert et membre influent du Sénat américain, Ted Kennedy est mort dans le fief familial de Hyannis Port moins d'un mois après sa soeur aînée Eunice Kennedy Shriver, décédée le 11 août dernier.
Le dernier geste politique de Ted Kennedy aura sans doute été l'envoi, le 18 août, d'une lettre poignante aux présidents des deux chambres et au gouverneur du Massachusetts pour leur demander de modifier la loi de l'Etat pour permettre d'accélérer la procédure de son remplacement au Congrès, où Barack Obama aura besoin d'une majorité forte pour sa réforme du système de santé.
Pendant près d'un demi-siècle au Sénat, Kennedy a été un acteur majeur dans les domaines de la protection sociale, des droits civiques, de la guerre et de la paix. Pour le public américain, Ted Kennedy était aussi connu comme le dernier survivant d'une dynastie marquée par le sort.
Edward Kennedy était entré au Sénat alors que son frère John était à la Maison Blanche. Au cours des décennies, Kennedy a laissé son empreinte sur chacune des principales lois de protection sociale à être sortie du Congrès.
Le leader de la majorité démocrate au Sénat, le sénateur du Nevada Harry Reid, a réagi au décès de Ted Kennedy en estimant que "le puissant rugissement du lion (du Sénat) est peut-être fini mais son rêve ne mourra jamais". "Le rêve de Ted Kennedy était celui pour lequel se sont battus les Pères fondateurs et que ses frères ont tenté de transformer en réalité".
Les propres espoirs de Ted Kennedy d'accéder un jour à la Maison Blanche se sont envolés en 1969 après un accident de la route quand la voiture qu'il conduit tombe d'un pont à Chappaquiddick Island: il parvient à sortir du véhicule tombé à l'eau mais sa passagère, qui avait travaillé pour la campagne présidentielle de son frère, meurt noyée, coincée dans le véhicule.
Ted Kennedy ne prévient les autorités que le lendemain et écope d'une peine de deux mois de prison avec sursis pour délit de fuite dans cet accident.
Si cette affaire lui a sans doute barré la route de la Maison Blanche, elle ne l'empêchera pas d'être réélu à sept reprises au Sénat et ce malgré une réputation de séducteur et d'amateur d'alcool. Candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle de 1980, il perdra face à Jimmy Carter.
Dans le camp républicain, l'ancien président George H.W. Bush a rendu hommage à Ted Kennedy, expliquant s'exprimer en son nom, celui de son fils George W. Bush et du parti. "Bien que nous n'étions pas d'accord sur de nombreuses questions politiques, j'ai toujours respecté son engagement fort au service du public", a-t-il dit.
Glenn Johnson, AP

12 mai 2009

RDCONGO: Bosco Ntaganda et la CPI, Amnesty International écrit à Joseph Kabila


Dans une lettre ouverte adressée au président Joseph Kabila, Amnesty international demande l'arrestation et le transfèrement à la Cour pénale internationale (CPI) de Bosco Ntaganda, recherché par cette institution judiciaire pour enrôlement d’enfants. Mais, pour le gouvernement, la priorité c’est d’abord la pacification en cours au Nord-Kivu avec le concours de la personne recherchée, rapporte radiookapi.net

Bosco Ntaganda Bosco Ntaganda, chef d'Etat major du CNDP
« Il est très préoccupant pour Amnesty international de constater qu'au lieu de remplir ses obligations en vertu du Statut de Rome en arrêtant Bosco Ntaganda, votre gouvernement ait donné à Bosco Ntaganda une position de commandement au sein de l'armée », écrit, notamment Irène Khan, secrétaire générale de cette ONG. « La nomination à des niveaux élevés dans l'armée nationale de nombreuses personnes, y compris Bosco Ntaganda, qui sont accusées d'avoir commis des crimes de guerre et d'autres graves infractions aux droits de l'Homme est inacceptable », souligne encore dans la même correspondance la secrétaire générale de Amnesty international. La réaction du gouvernement congolais n’a pas tardé. Pour ce dernier, la préoccupation du président Kabila et son exécutif reste la pacification du Nord-Kivu avec le concours de Bosco Ntaganda.

La question de son transfèrement à la CPI sera donc évoquée après la matérialisation de cette exigence « chère au peuple congolais », a déclaré le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga.

Le porte-parole du gouvernement de la RDC explique : « Sur le fond, le gouvernement de la RDC a bien sûr des obligations vis-à-vis du Statut de Rome qu’elle n’a jamais renié. Mais le gouvernement a d’abord des obligations vis-à-vis du peuple congolais, et il place ces obligations avant celles qui lient le gouvernement au Statut de Rome.

S’agissant des obligations vis-à-vis du peuple congolais, c’est d’abord la sécurité, la pacification du Nord-Kivu. Et Bosco Ntaganda est utilisé pour parfaire la sécurité du Nord-Kivu en permettant la réintégration dans les forces armées de jeunes gens qu’il commandait au sein des troupes du CNDP. Le gouvernement s’en est suffisamment expliqué auprès de la Cour pénale internationale. Il ne faut pas qu’Amnesty soit plus royaliste que le roi.

Nous ouvrirons ce dossier au regard de la justice congolaise d’abord, qui doit autoriser ce transfèrement, et au regard de la Cour pénale internationale, lorsque nous aurons fini ce préalable totalement incontournable qu’est la pacification du Nord-Kivu. »


Copyright Radio Okapi

07 mai 2009

Le Rwanda hésite à expluser Nkunda vers la RDC


L'ancien chef rebelle congolais Laurent Nkunda pourrait être transféré du Rwanda vers un pays "neutre" plutôt que vers la République démocratique du Congo (RDC), qui réclame son extradition, a rapporté mercredi la radio onusienne Okapi, citant des sources à Kigali.Le ministre congolais de la Justice, Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa, s'est rendu mardi à Kigali pour discuter avec son homologue rwandais, Tharcisse Karugarama, de la normalisation des relations entre la RDC et le Rwanda et de l'extradition de l'ex-général Nkunda.

Ce général tutsi déchu est en résidence surveillée au Rwanda depuis son arrestation le 22 janvier, alors que Kinshasa réclame son extradition pour qu'il réponde des crimes commis durant ses cinq ans de rébellion contre le pouvoir de Kinshasa.

Mais selon M. Karugarama, cité par Radio Okapi, les lois rwandaises interdisent l'extradition d'un prévenu vers un pays où il risque la peine de mort. Le ministre rwandais de la Justice a toutefois ajouté le Rwanda et la RDC se penchent sur cet obstacle juridique, afin de trouver un compromis qui mette les deux pays d'accord.

Même si Laurent Nkunda est congolais, une déclaration commune aux deux parties stipule que la loi rwandaise s'applique à lui tant qu'il sera sur le sol rwandais, a ajouté la radio, parrainée par l'ONU.Laurent Nkunda, qui dirigeait la rébellion du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP) dans la province du Nord-Kivu (est), a fui vers le Rwanda après que ses collaborateurs eurent signé un accord de cessation des hostilités avec le gouvernement de Kinshasa. Il est actuellement détenu à Gisenyi, au Rwanda.

Le CNDP s'est quant à lui mué en parti politique après la signature des accords de Goma, le 23 mars. Ces accords prévoient aussi la libération des membres du CNDP détenus par les autorités congolaises et la promulgation par Kinshasa d'une loi d'amnistie des anciens rebelles.